12 Apr 2016

Les politiques actuelles de contrôle de la drogue mettent en péril plus qu’elles n’appuient le rayonnement et l’impact des programmes de santé pour les usagers de la drogue. Les données recueillies et l’expérience acquise démontrent que la communauté internationale pourrait grandement améliorer les résultats en matière de santé et de droits de l’homme.

Cette thèse est au cœur d’un document de synthèse soumis par le Fonds mondial le 8 avril pour la session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU sur les drogues. La session extraordinaire sera tenue à New-York du 19 au 21 avril.

En dépit d’immenses progrès réalisés dans la lutte contre le VIH dans les 15 dernières années, le document affirme que « les usagers de la drogue dans toute leur diversité, les femmes, les hommes, les transgenres, les jeunes ont été laissés de côté dans cette lutte globale… Nous devons faire plus pour empêcher le VIH et les autres maladies qui touchent les usagers de la drogue et garantir que ceux qui vivent avec le VIH et d’autres maladies aient accès aux soins, au traitement et à un soutien. Nous devons admettre que les niveaux de criminalisation, de discrimination et de violence auxquels les usagers font face ne peuvent que conduire vers des comportements à risque, et les exclure des systèmes de soutien social et sanitaire dont ils ont besoin. Nous devons soigner tout le monde avec égalité, traiter les usagers de la drogue comme des êtres humains. »

Dans son document de synthèse, le Fonds mondial affirme qu’une bonne politique de contrôle des drogue peut aider en

  • Garantissant un investissement dans les services essentiels, efficaces et d’un faible coût pour les usagers de la drogue, ce qui comprend des services complets sur la santé reproductive, le VIH et la TB.
  • Soutenant une participation des usagers de la drogue dans les programmes et
  • En grantissant que les ressources mobilisées pour les programmes minimise les dommages sanitaires et protègent les droits humains au lieu de l’emprisonnement d’un grand nombre d’usagers de la drogue.

« Comme l’ONUSIDA, l’OMS et l’ONUDC l’ont déclaré, trouver des alternatives à l’emprisonnement pour des offenses mineures liées à la drogue et non-violentes contribuerait à atténuer le risque de contamination du VIH chez les usagers de la drogue et à améliorer les chances d’atteindre cette population en leur proposant des services VIH complets. Et la même logique s’applique pour la TB. En tant qu’institution financière sur la santé qui cherche à optimiser les ressources, nous sommes conscients qu’il faut également rendre disponibles les ressources nécessaires pour appuyer nos efforts collectifs dans la lutte contre les épidémies de VIH et de TB. »

Le document de synthèse peut être téléchargé ici au format PDF.

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