Observateur du Fonds mondial

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Édition courante GFO

1: ANALYSE

Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial, qui s’est tenue à Genève en mai 2019, le Conseil a approuvé la décision sur l’actualisation de la méthodologie d'allocation pour la période d'allocation 2020/2022, mais a demandé au Comité de la stratégie de revoir et d'approuver la procédure d'ajustement qualitatifL’ajustement qualitatif constitue l’étape finale du processus d’allocation des ressources et permet d’adapter les sommes allouées, déterminées par un barême, aux contextes et aux problèmatiques spécifiques des pays. A la demande du Conseil d’administration, la réunion de juillet du Comité de la stratégie a finaisé et approuvé la procédure.

2: ANALYSE

Le Fonds mondial est en bonne voie pour respecter sa cible de 75% de taux d’absorption des subventions d’ici 2022. Cependant, certains pays ont encore du mal à dépenser les fonds alloués dans les délais impartis. Les problèmes d'absorption sont particulièrement évidents pour les pays qui sont des « contextes d’intervention difficiles », pour les subventions qui comportent une part moins importante d’achats de produits de santé et pour les gouvernements récipiendaires. Les défis au niveau du Secrétariat du Fonds mondial ainsi qu’au niveau de la mise en œuvre locale empêchent souvent un pays de dépenser la totalité de ses financements.

3: NOUVELLES

La colonne « nouvelles » de ce numéro de l’OFM met en lumière la promesse de don du Royaume-Uni de 1,4 milliard de livres sterling au Fonds Mondial, la signature d’un nouveau cadre stratégique entre le Fonds Mondial et l’ONUSIDA pour l’appui aux pays, le bulletin de juillet du Fonds Mondial sur la reconstitution des ressources, et la création de l’Académie de l’Organisation mondiale de la Santé.

4: ENTRETIEN

Responsable de la division « Systèmes Résilients et Pérennes pour la Santé » depuis 2014, Viviana Mangiaterra a consacré la majeure partie de sa carrière à la santé maternelle et infantile au sein de l’OMS, puis à la Banque Mondiale. Recrutée pour conceptualiser l’engagement du Fonds mondial dans le domaine du renforcement des systèmes de santé, elle a élaboré les outils et le cadre qui ont donné naissance au pilier RSSH de la stratégie 2017-2022. Appelée en tant que professeure associée à l’Université de Boconi à Milan, Viviana quittera le Fonds mondial en septembre et dresse un bilan des progrès effectués dans le domaine du renforcement des systèmes de santé.

5: ANALYSE

Le recours aux dynamiques communautaires dans le suivi et l’évaluation des services publics, en particulier dans les domaines de la santé et de l’environnement, est une pratique fréquente et documentée depuis les années 70 et la conférence d’Alma-Ata. Elle répond aussi aux enjeux de redevabilité sociale des systèmes de santé à l’égard des populations. Face à la supposée lourdeur de systèmes de suivi descendants, pilotés à une échelle nationale, basés sur des indicateurs prédéfinis, les observatoires communautaires seraient eux au plus près des réalités des usagers et les mieux placés pour les documenter. Les données collectées au niveau local sont considérées comme des sources alternatives précieuses pour le pilotage des politiques publiques, servant à alimenter un suivi stratégique et opérationnel.

6: NOUVELLES

En Afrique de l’Ouest et du Centre, presque la moitié des personnes atteintes de TB ne sont pas déclarées, en particulier les populations plus vulnérables et les enfants. Des efforts supplémentaires sont nécessaires afin d’étendre les outils de diagnostic rapide, mettre en œuvre un dépistage actif dans les groupes à haut risque avec l’appui des acteurs communautaires afin de lever les barrières dans l’accès aux soins. Un changement de paradigme est en cours, grâce à l’intérêt accru des professionnels de la TB pour le rôle des acteurs communautaires et de la société civile dans la lutte contre la tuberculose, et c’est l’objet de cet article.    

7: ENTRETIEN

Olivia Ngou travaille depuis plus de 10 ans dans la lutte contre le paludisme en Afrique, elle est également actuellement membre actif du conseil d'administration d'UNITAID et du Fonds mondial dans la délégation des communautés, et du comité de pilotage RBM CRSPC. Elle est à l’origine de la déclaration de la société civile réunie au congrès mondial de Melbourne en juillet 2018, appelant à une plus grande implication des communautés dans la lutte contre le paludisme. C’est dans ce cadre qu’est né CS4ME, la Civil Society for Malaria Elimination, plateforme de partage et de soutien aux OSC impliquées dans la lutte contre le paludisme. Cet entretien permet de revenir sur les immenses progrès accomplis en matière de réduction des cas de paludisme et de décès, et sur le rôle de la société civile pour accélérer cette lutte.