Les progrès dans l’assurance et la gestion des risques sont trop lents selon le BIG

8. ARTICLES COURTS
19 Nov 2015
Le BIG affirme que le nouveau modèle d’assurance requiert plus d’implication et de soutien de la part de la direction

Selon le Bureau de l’Inspecteur général, des progrès insuffisants ont été accomplis dans l’assurance et la gestion des risques.

Dans son rapport bi-annuel au Conseil, le BIG affirme qu’en dépit des investissements du Fonds mondial dans ce domaine, son travail d’audit a révélé que les mesures d’assurance avaient des effects limités et qu’elles n’étaient toujours pas adaptées au contexte des pays.

Si le Projet d’assurance et des risques a été identifié comme une priorité, le BIG estime qu’il n’y a pas eu de progrès suffisants. Cette initiative inclut le développement de plans d’assurance au niveau des subventions basés sur l’évaluation des risques et des capacités; une dépendance accrue des mécanismes d’assurance et différencier la portée et la nature des activités d’assurance  en se fondant sur le risque et son importance.

Le BIG affirme que des projets pilotes pour tester la nouvelle approche dans un certain nombre de pays n’ont pas montré de progrès tangibles. Il estime que les progrès dans ce domaine – y compris le déploiement du nouveau modèle d’assurance du Fonds – dépend de plusieurs facteurs : (a) la formulation claire d’une vision; (b) une implication et une responsabilisation forte de toutes les parties prenantes (y compris le chef du bureau de surveillance des risques et les responsables des risques); (c) une forte gestion de projet ; et (d) une forte implication au niveau exécutif. (« Les responsables des risques » désignent le personnel du Secrétariat en charge de la gestion de ces différents risques).

Le BIG affirme que les récents audits au Soudan du Sud, Ghana et Indonésie ont fait surgir des problèmes nouveaux sur la manière dont les risques étaient identifiés et gérés par le Secrétariat. Bien que des outils de gestion des risques aient été mis en place, plus de travail est nécessaire pour intégrer la gestion des risques dans les prises de décision au sujet des subventions et pour identifier et enregistrer les risques de manière consistante afin de permettre aux équipes-pays d’atténuer les risques de manière plus proactive.

Selon le BIG, l’application par le Secrétariat du Fonds mondial des outils d’évaluation qualitative du risque de planification et de suivi de l’action (QUART) pour le Ghana a eu une efficacité limitée pour identifier les risques stratégiques au-delà des secteurs fonctionnels clés – particulièrement les déficits de financement et les risques pour la durabilité. L’audit du Soudan du sud a démontré que même pour des pays à haut risque (comme ceux qui font l’objet d’une politique de garanties supplémentaires), l’évaluation des risques du QUART n’était pas adaptée.

De plus, le BIG affirme que dans les pays où les services de santé ont été décentralisés, un certain nombre de faiblesses ont été mises en évidence mettant en danger l’efficacité des programmes. Au Kenya où les services de santé ont été décentralisés au niveau des cantons et au Pakistan où ils ont été décentralisés au niveau des provinces, le BIG a conclu que le fait de ne pas adapter les processus de mise en œuvre augmentait les problèmes de responsabilité, durabilité, suivi et impact.

Le rapport d’avancement du BIG sera disponible prochainement sur www.theglobalfund.org/en/board/meetings/34


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