Le Fonds mondial et les populations clés obtiennent des résultats selon le document de plaidoyer pour la réunion de haut niveau de l'ONU

6. NOUVELLES
7 Jul 2016

Le Global Fund Advocates Network (GFAN) a publié une note de plaidoyer visant les parties prenantes qui participent à la Réunion de haut niveau 2016 sur la fin du sida. La réunion se déroule cette semaine, du 8 au 10 juin, à New York, où les délégations des pays du monde entier vont adopter une nouvelle Déclaration politique sur le VIH / SIDA.
 

La note est un avant-résumé d’une publication à venir du GFAN et de l’ICASO, en partenariat avec le Processus d’espace libre (Free Space Process (FSP)), qui examine les éléments de preuve sur le rôle vital que les populations clés et les communautés vulnérables jouent dans la progression des résultats grâce à des investissements du Fonds mondial. Le document comporte cinq messages de plaidoyer généraux qui insistent sur la nécessité d'un financement complet du Fonds mondial:
 

1. L'investissement dans les populations clés est nécessaire maintenant plus que jamais.

La note de plaidoyer commence sur le constat que l'investissement dans les populations clés et vulnérables est un facteur fondamental pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme. Elle affirme que, sans programmes renforcés, fondés sur des données factuelles pour les personnes les plus marginalisées et vulnérables, il ne sera pas possible d'atteindre les objectifs des Nations Unies de développement durable (ODD), ni les objectifs énoncés dans la Stratégie 2016-2021 de l'ONUSIDA, dans la stratégie 2016-2020 du Partenariat Halte à la Tuberculose, et dans la stratégie technique mondiale 2016-2030 pour le paludisme. Bien que les informations suivantes ne soient pas contenues dans la note, un article publié récemment sur les mesures nécessaires pour stopper le sida d'ici 2030 (voir Stover et al, 2016 en anglais) montre que les besoins en ressources sont concentrées dans quelques domaines. Les deux tiers des besoins visent seulement quatre interventions, dont l'une concerne les services aux populations clés (9%). Les trois autres sont les TAR(39%), des facilitateurs de programme (10%), et des préservatifs (7%).

 

2. Le Fonds mondial investit dans les interventions en faveur des populations clés et vulnérables fondées sur des droits et des données factuelles.
 

Les conclusions préliminaires d'une initiative de suivi des ressources menée par le département Communautés, Droits et Genre (CRG) du Secrétariat du Fonds mondial, actuellement en cours, indiquent que environ un dollars sur 10 (en dollars US) de tous les fonds alloués aux programmes VIH et VIH/TB a été dirigé vers des programmes ciblant les populations clés. Cependant, la note précise que ce montant varie en fonction de la volonté ou de la capacité d’un pays donné à prioriser ces investissements dans leurs demandes de financement.

 

3. Le Fonds mondial joue un rôle de catalyseur dans l'amélioration des réponses nationales et dans la mobilisation des fonds nationaux en faveur des populations clés et vulnérables.

La note de plaidoyer soutient qu’aucun autre organisme n’est aussi efficace que le Fonds mondial pour mobiliser des investissements supplémentaires et de soutien technique pour catalyser le renforcement des interventions de haute qualité pour les populations clés. Elle donne l'exemple du Costa Rica, où le Fonds mondial a obtenu que le gouvernement s’engage à verser 11,2 millions de dollars à un mécanisme de financement d’un conseil de protection sociale pour les ONG locales en VIH qui priorise spécifiquement le soutien aux organisations desservant les HRSH et les femmes transgenres. La note cite également une étude du Botswana, où les actions de contentieux stratégique soutenues par le Fonds mondial ont permis d’obtenir une décision judiciaire rappelant que le gouvernement doit fournir des traitements antirétroviraux gratuits aux détenus étrangers.

 

4. Le Fonds mondial donne une voix aux populations clés et vulnérables et leur permet de s’impliquer.
 

Dans cette partie de la note, les témoignages puissants de populations clés sont partagés. EriKa Castellanos, une femme transgenre vivant avec le VIH dit: « L’implication du Fonds mondial au Belize a fait en sorte que les voix des populations clés soient prises en compte par l’Instance de coordination nationale (CCM). Cette plateforme permet pour la première fois un débat sur certains des catalyseurs de l’épidémie ». EriKa Castellanos est la Directrice générale du Réseau de collaboration pour les personnes vivant avec le VIH (CNET +) au Belize et une défenseuse du Fonds mondial en tant que membre du Bureau des conférenciers GFAN .

Les vues de Peninah Mwangi, représentante des travailleuse(-eur)s du sexe auprès de la CCM du Kenya sont également partagés. « Le Fonds mondial a habilité les communautés. Faire confiance aux communautés et leur offrir un soutien direct pour réaliser un programme à titre de sous-récipiendaires est une action qui a d’énormes retombées. On a littéralement “pris l’épidémie en main” et la réponse a été positive. Nous planifions, concevons des stratégies et des innovations, à l’échelon communautaire, pour veiller à atteindre nos objectifs et impacts, dans nos communautés. »  

5. Le Fonds mondial met les populations clés au cœur de son travail, en fournissant un ensemble de stratégies, de politiques et de processus d’appui.
 

La note souligne que le Fonds mondial ne se limite pas à parler des « populations clés et vulnérables » : il a développé un ensemble complet de stratégies, de politiques et de processus afin de concrétiser son engagement.  La note fait mention de l’Initiative spéciale CRG du Fonds mondial de 15 million de dollars, qui fournit une assistance technique de qualité par les pairs  afin d’améliorer l’approche genre et droits humains dans le dialogue national, les notes conceptuelles, et les négociations de subvention. L’Initiative spéciale CRG a également soutenu le mentorat à long terme aux réseaux nationaux de populations clés grâce à un partenariat avec le Fonds Robert Carr Networks, et a assuré l'accès à l'information et la liaison avec un soutien supplémentaire par le biais des six plates-formes régionales de l'Initiative pour la communication et la coordination.
 

« Cette recherche, cette note, et le document à venir ont été en partie développé pour repousser l'exclusion générale de ces communautés dans la réponse, ce pour quoi la société civile doit se battre à nouveau à la réunion de haut niveau de l’ONU sur le sida cette semaine », a déclaré Peter van Rooijen, Directeur général du International Civil Society Support (ICSS), hôte du Secrétariat du GFAN. « Alors que nous nous rapprochons de la 5e reconstitution du Fonds mondial qui aura lieu en septembre au Canada, tous les gouvernements et les donateurs devraient accroître leur soutien au Fonds qui place les populations clé et vulnérables au cœur de la réponse. »

 

Note: l’OFM fera état des publications complète de GFAN, ICASO et du Processus d'espace libre lorsqu’elles sortiront dans les semaines qui viennent.


Share |
Leave a comment