Le deuxième rapport Goalkeepers de la Fondation Gates suit les progrès par rapport aux Objectifs de développement durable

5. D'INTERET
10 Oct 2018
Le rapport 2018 se concentre sur la croissance de la population jeune, qui s’observe principalement en Afrique

La Fondation Bill et Melinda Gates a entrepris en 2017 de publier un rapport Goalkeepers (littéralement « gardiens de but », mais dans ce contexte, plutôt « gardiens d’objectifs ») chaque année jusqu’en 2030, afin de rendre compte des progrès par rapport aux objectifs de développement durable, dont la date cible est 2030.

L’introduction du rapport, signée par les deux coprésidents de la Fondation, (également disponible sur la page Goalkeepers du site Web de la Fondation), s’intitule « La pauvreté est-elle irrémédiable ? » Ils y expliquent qu’ils font généralement part de leur optimisme « en mettant en lumière certaines améliorations décisives de la condition humaine », comme le fait que plus d’un milliard de personnes se sont extirpées de l’extrême pauvreté depuis 2000.

Cette année, ils peignent toutefois un tableau plus sobre : « Pour dire les choses telles qu’elles sont », écrivent-ils, « les formidables progrès dans la lutte contre la pauvreté et les maladies réalisés depuis des décennies sont sur le point de s’arrêter ».

Selon eux, la raison est que la croissance démographique est plus forte dans les régions les plus pauvres du monde – le nombre de naissance est plus élevé « là où il est difficile de mener une vie saine et épanouie ».

Cela étant, « l’optimisme exige parfois d’admettre qu’il existe encore des problèmes compliqués à régler », peut-on lire dans l’introduction.

 

L’essentiel du rapport Goalkeepers 2018 repose sur les statistiques démographiques actuelles et les projections : la population de l’Afrique devrait augmenter de 51 pour cent entre l’année de référence 2017 et 2050, tandis que l’on s’attend à un déclin de la population de toutes les autres régions du monde, d’entre 6 et 41 pour cent, au cours de la même période.

L’Afrique connaît une explosion de sa population de jeunes, le reste du monde connaissant un recul démographique, affirme le rapport. (L’UNICEF et d’autres ont évoqué ce phénomène lors de la conférence AIDS 2018 en parlant d’explosion démographique imminente, qui rend plus essentiel encore le développement d’outils nouveaux et efficaces de prévention du VIH pour la population jeune à risque, de plus en plus importante.)

Près de soixante pour cent des Africains ont moins de 25 ans, contre 27 pour cent des Européens. L’âge médian en Afrique est de 18 ans, contre 35 en Amérique du Nord (ou 47 au Japon).

Les coprésidents affirment néanmoins aussi que le développement du capital humain est la clé d’un avenir prospère pour l’Afrique, au travers d’investissements dans la santé et l’éducation des jeunes.

« Si les jeunes sont en bonne santé, reçoivent une éducation et sont productifs », estiment-ils, « ils seront plus nombreux à travailler et à innover pour stimuler et accélérer la croissance », ce qui en fin de compte peut profiter à l’économie à tous les niveaux.

La conclusion du rapport et la section sur les données mondiales contiennent des données sur la santé à l’échelle mondiale en matière de VIH, de tuberculose et de paludisme (pages 44 et 45), ainsi qu’en matière de vaccins, de retard de croissance, de mortalité maternelle, de mortalité des enfants de moins de 5 ans, de mortalité néonatale, de maladies tropicales négligées, d’accès à la contraception, de couverture sanitaire universelle, de tabagisme et d’hygiène.

Le rapport contient en outre une section séparée sur le VIH, dans laquelle figurent des scénarios sur l’avenir de l’épidémie de VIH au Zimbabwe.

Pour lire la lettre de Bill et Melinda Gates et télécharger le rapport Goalkeepers 2018 (disponible entre autres en français), cliquez ici.


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